Premiers pas sur le territoire congolais.

 

_MG_3357

« Mesdames et messieurs nous arrivons à Kinshasa, il est actuellement 20h30 et la température extérieure est De 29°C. Veuillez garder votre ceinture attachée  jusqu’à l’arrêt complet de l’appareil. Nous vous remercions d’avoir voyagé avec Bruxelles Airlines en espérant vous revoir bientôt au sein de notre compagnie ».

J’ai le visage collé contre la vitre de l’avion, essayant d’apercevoir à quoi ressemble Kinshasa bien que la nuit soit déjà tombée sur la ville. Je trépigne d’impatience et me presse de sortir respirer l’air d’Afrique. L’aventure peut enfin commencer.

Je reste trois jours à la capitale avant d’être envoyée en brousse dans la région de Lomami. Une intervention est en cours pour stopper une épidémie de rougeole. Il me faut trois jours de voyage pour atteindre la zone.

Nous traversons le Congo dans un petit avion avant de parcourir les derniers kilomètres en pick-up. Je me retrouve à l’arrière observant la vie qui défile devant mes yeux. Les femmes portent des sacs de farine de manioc sur la tête, les hommes se disputent les parcelles de chemins de terre sur leur vélo et les enfants se dirigent à l’école vêtus de leur uniforme. Les scènes sont  bientôt remplacées par une étendue de palmiers et de petites maisons en terre cuite abritant des familles de six à dix enfants. J’ai le sentiment de plonger dans une peinture à l’huile où les différents tons de vert se reflètent dans un ciel bleu. Nous passons ainsi six heures à rebondir sur les bosses de sable avant d’ arriver à destination. J’ai de l’énergie à revendre et attends avec impatience de commencer à travailler.

On m’annonce que dans deux jours je débute une campagne de vaccination. En attendant je peux observer le travail aux soins intensifs qui accueille les enfants atteints de rougeole. Mais les lits sont particulièrement  remplis d’enfants souffrant de paludisme et de malnutrition sévère.

Je croise des visages creux, des corps léthargiques ou convulsant à répétition.  Un grand taux de mortalité est directement lié aux médecines traditionnelles qui finissent par intoxiquer les enfants.  Le médecin prend l’initiative de lancer des recherches sur les plantes utilisées dans l’espoir de trouver un antidote et de sauver des vies dans l’avenir. J’admire son travail et profite d’être à ses côtés pour acquérir des connaissances en pédiatrie. Je suis novice dans la matière mais bientôt il faudra que je sois capable de soigner à mon tour.

 

© Anya Erikovna Photography

4 Replies to “Premiers pas sur le territoire congolais.”

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s